Interview exclusive - Guy Boypa, président et fondateur de l'ONG

Guy Boypa quitte le Tchad en 1976, à l’âge de 6 ans. Il étudie en France, avant de devenir chef d’entreprise dans le domaine de la sécurité.
Trente ans après avoir quitté son pays d’origine, il retourne au Tchad pour découvrir par lui-même les conditions de vie de sa famille et de ses proches. Il est frappé par la problématique de l’accès à l’eau.
En créant World for Tchad, Guy Boypa vous invite à contribuer au développement et au bien-être de la population de son pays d’origine, en menant une action concrète et visible sur le terrain. Pour que de nombreux autres enfants tchadiens puissent suivre leurs rêves, monter leur entreprise, et un jour aider leur pays.

Guy Boypa, président et fondateur de World For TCHAD
Quelle est votre histoire ?
Je suis né au Tchad, où j’ai passé les six premières années de ma vie. En 1982, nous nous sommes installés en France, où nous étions en transit, à cause de la guerre.
J’ai appris le Français et j’ai eu la chance de pro ter de l’école républicaine. J’en ai conservé un profond amour pour la France, et ses institutions. Mais j’ai toujours eu envie de retourner au Tchad, le pays de mon enfance.

Pourquoi ce combat pour l’eau au Tchad ?
Trente ans après avoir quitté le Tchad, j’ai décidé d’y retourner pour voir mes proches et ma famille. J’ai découvert leurs conditions de vie. J’ai visité les villages et j’ai discuté avec les habitants. J’ai vu qu’il manquait de nombreuses infrastructures pour permettre une vie plus saine des Tchadiens, en particulier dans le domaine de l’alimentation en eau.
J’étais choqué, et je le suis toujours. J’ai donc souhaité apporter ma modeste contribution à cette problématique qui met la vie de centaines de milliers de Tchadiens en danger.

Quel est l’objectif que vous poursuivez avec World For Tchad ?
J’ai créé l’association World for Tchad parce que je suis un homme concret, et que c’est une action concrète, visible, dans laquelle on voit directement les résultats de ce que l’on fait. Nous avons déjà créé 26 puits aujourd’hui, chacun donnant de l’eau à 1 000 personnes.
Notre but est d’en construire 208 au total. Ce qui permettra d’alimenter plus de 200 000 personnes en eau potable. Avec des conséquences majeures sur l’hygiène, l’éducation et l’emploi des femmes - qui sont cantonnées au transport de l’eau, souvent sur de longues distances, au détriment de leur santé et de leur avenir professionnel. J’investis beaucoup de temps et d’argent dans cette initiative. Parce que j’y crois et qu’à chaque fois que je retourne au Tchad, je vois la différence que nous faisons.


Comment avez-vous eu l’idée d’organiser des concerts caritatifs ?
Je travaille dans la sécurité, souvent auprès de personnalités du monde du spectacle ou de la chanson. J’assure leur sécurité et je les accompagne dans leurs déplacements.
Un jour, j’ai parlé de World for Tchad à une amie : Juliette Fievet, qui est chroniqueuse sur RFI. Le projet l’a tout de suite emballée. Elle m’a aidée à mettre en place le plateau du premier concert et à faire découvrir l’association.
Au l du temps d’autres artistes nous ont rejoint mais Juliette reste la première grande marraine de World for Tchad.
Ce sont également nos adhérents et donateurs qui ont rendu ces événements possibles. Ainsi que nos partenaires en France : Air France, Trace Africa ou encore Télésud, et les opérateurs économiques du Tchad, comme la banque CBT, CFE Tchad, le magazine AMINA ou encore ONRTV.
En 2018, nous en serons à la 5ème édition parisienne de notre concert annuel au Bataclan. Le soutien des artistes envers World For Tchad n’a jamais cessé. Je m’en félicite et j’incite tout le monde à venir nous rejoindre ! Le monde ne doit plus jamais avoir soif. .

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