Le TCHAD : UN PAYS ASSOIFFÉ ...

5ème pays le plus vaste d’Afrique, le Tchad est un pays disposant de multiples ressources. Producteur concurrentiel de coton et de gomme arabique, le Tchad est depuis 2003 un pays exportateur de pétrole. Le pays présente une diversité biologique extraordinaire grâce à ses parcs nationaux dont le parc national de Zakouma, dans le Sud-Est, une dizaine de foret classées et des réserves de faune et de biosphère uniques au monde. 

Pourtant, le développement de ce pays riche de multiples ressources naturelles peine à décoller. Malgré les investissements du gouvernement tchadien dans de grands projets d’infrastructures tels que des écoles, des universités, des établissements médicaux spécialisés, des hôpitaux, des centres de santé, l’accès aux soins reste très difficile. Comment expliqué cette situation dans un pays où l’or noire coule à flot ? 

 Dans une tribune du journal « Jeune Afrique » datant du 23 juillet 2018, Tity Agbahey, chargée de campagne en Afrique Centrale pour Amnesty International, nous raconte sa mission au centre de santé de Bebedjia, une localité de la région du Logone Oriental, au sud du Tchad. Intervenant dans ce centre de santé, privé d’ eau courante et d’électricité, elle décrit les conditions dans lesquelles l’équipe médicale doit procéder pour les accouchements : « Réponse d’un infirmier que la question semble surprendre : « Nous prenons le téléphone ». Joignant le geste à la parole, devant nos regards médusés, il explique : « il faut allumer la torche, tenir le téléphone dans la bouche pour libérer les mains et procéder à l’accouchement ». C’est tout, lâche-t-il, souriant. C’est son quotidien ». 

Malgré ces conditions, ce sont près d’une douzaine de femmes, ayant pour la plupart parcourus plus de 15 kilomètres à pieds, qui viennent se faire soigner chaque jour ce centre de santé. Certaine pour la première fois à plus de 5 mois de grossesse… L’ accès à l’eau potable est également l’une des problématique du centre. Car dans un pays où le climat est sec et aride, s’approvisionner en eau nécessite une organisation de chaque instant.

À cause de son climat et de l’assèchement progressif du lac Tchad, principale source hydrique du pays, le Tchad ne bénéficie pas d’une géolocalisation et d’un climat propice à la propagation de cours d’eau. L’accès à l’eau est pourtant vital pour les 14,65 millions d'habitants du pays. Dans les  plus grandes villes tchadiennes, seuls 40% des habitants ont accès à cette ressource de manière durable. Dans les campagnes, seuls 32 % de la population peut boire à sa soif. Le manque d’eau potable entraine des conditions d’hygiène défavorables qui sont les principales causes de pathologies qui tirassent chaque jour la population tchadiennes Les principales maladies qui affectent les enfants de moins de 5 ans sont le paludisme (49%), la diarrhée (44%), la rougeole (25%), la coqueluche (12%),  le choléra (5%) et de multiples infections chez l’adulte notamment chez les femmes parturientes. Créant un dramatique cercle vicieux, ces maladies entraînent une baisse de productivité et du nombre de jours travaillés (donc de revenu potentiel) ainsi qu’une réduction significative de l’espérance de vie, qui au Tchad s’élève à 51ans. 

Dans un pays où 44,2 % de la population a moins de quinze ans, 52,8 % entre quinze et soixante-quatre ans, ou l’âge médian est de 18.4 ans pour les femmes avec un indice de fécondité de 7.04 enfants par femmes, c’est 81% d’entre elles qui, issues de milieux ruraux, marchent souvent plus de 20 km pour approvisionner leurs villages en eau. Pour survivre, le Tchad peut compter sur le soutien de plusieurs associations œuvrant dans un but commun : la survie de sa population. Depuis 2012, World For Tchad a construit 26 puits au Tchad permettant à 26 000 habitants de zones rurales d’accéder à l’eau potable. Cependant, ce n’est pas suffisant. Notre objectif est de construire 208 puits d’ici à 2020. Nous avons plus que jamais besoin de vous pour permettre à plus de 200 000 tchadiens d’accéder à l’eau potable de manière permanente. 

C’est la première étape d’un projet d’envergure qui consiste à lutter contre les maladies liées aux mauvaises conditions de vie, lutter contre les maladies infantiles, débarrasser les tchadiens de la corvée d’eau, permettre aux jeunes de bénéficier de leur droit à l’éducation et favoriser le développement économique des zones rurales. Antonio Guterres (secrétaire général de l’ONU) a dit : « L’autonomisation des femmes et des filles rurales est essentielle pour construire un avenir collectif prospère, équitable et pacifique sur une planète saine. ». 

Alors commençons dès maintenant. Unissons-nous pour le Tchad !

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Sources
https://fr.wikipedia.org/wiki/Dépression_du_Bodélé
https://www.jeuneafrique.com/604505/societe/tribune-au-tchad-les-mesures-dausterite-nepargnent-pas-les-femmes-enceintes/
http://www.worldfortchad.fr/index.html
https://www.lemonde.fr/economie/article/2017/05/26/prive-de-sa-rente-petroliere-le-tchad-s-enfonce-dans-la-crise_5134099_3234.html
https://fr.wikipedia.org/wiki/Économie_du_pétrole_au_Tchad
https://www.populationdata.net/pays/tchad/

 

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